Les vases découverts par milliers, notamment les grandes urnes indigènes et les récipients de cuisine importés, montrent une préférence pour la consommation de mets bouillis : ragoûts de viande, soupes et potées de légumes, bouillies de céréales. Ces manières sont indigènes. Quelques objets, comme les broches à rôtir, confirment que les viandes pouvaient aussi être grillées ou rôties. En revanche, la friture semble peu utilisée en contexte indigène : elle l’est plus en milieu grec ou fortement hellénisé. Si on peut imaginer de la vaisselle en bois, la vaisselle en métal est très rare : cette rareté est peut-être liée à la récupération systématique des objets pour la refonte ou une nouvelle forge. La consommation semble se faire, au moins jusqu’à la fin du IIe s. avant notre ère, dans un plat commun (grandes jattes) ; le service individuel existe également (coupes et les petites jattes). Il semble se répandre dès le IIe s. avant notre ère, comme le montre le nombre croissant d’assiettes importées de Campanie.Les boissons (eau, lait, vin) se consomment dans des coupes et coupelles ; les coupes de type grec à anses sont désormais moins utilisées ; elles sont remplacées, dès le IIIe s.
avant notre ère, notamment des coupes à vernis noir sans anses provenant d’Italie, dont les formes correspondent aux habitudes indigènes, ce qui suggère que les exportateurs se sont adaptés au marché régional.
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Description de la vidéo : vidéo LSF : La consommation