À partir du IIe s. avant notre ère, l’enceinte protohistorique est progressivement démantelée :
elle constitue en effet une gêne importante pour l’extension urbaine. De plus, elle a maintenu les
habitats successifs pendant près de quatre siècles, limitant les accumulations de niveaux, et créant
ainsi un fort dénivelé entre l’intérieur et l’extérieur de la cité.
Plusieurs transformations vont
être opérées:
- La porte située au nord (P5) est transformée en collecteur d’eau.
- Plusieurs brèches
sont ouvertes pour créer de nouveaux passages.
- Le rempart sert également d’appui à des bâtiments
utilitaires qui se développent en liaison avec le rôle économique croissant du port.
- Des puits
sont creusés dans la ville.
À la même époque, les habitants construisent deux digues au sud-ouest de la ville pour contenir
les eaux de la lagune et du fleuve et faciliter l’extension urbaine. À partir du début du Ier s.
de notre ère, le rempart ne semble plus n’être qu’un souvenir dans le paysage : la mise en place
de la ville romaine dont le centre se situe désormais plus au nord sonne la fin d’un monument de
prestige qui marqua un temps la puissance et la cohésion de la cité portuaire de Lattara.
Visuels :

Légende du visuel : La porte P5 et son environnement architectural. © UFRAL

Légende du visuel : Porte P5 : vue générale de l’exutoire et du collecteur d’époque romaine installé à travers le rempart protohistorique (vue du nord). © UFRAL

Légende du visuel : Porte P5 : vue de l’intérieur du collecteur romain ; vue du sud-est. © UFRAL

Légende du visuel : Vue de la courtine orientale du rempart. L’enceinte protohistorique, contre laquelle étaient bâties les habitations protohistoriques, et la tour sont petit à petit épierrés. © UFRAL.

Légende du visuel : Vue aérienne de la zone portuaire, vue du nord. © UFRAL.

Légende du visuel : Puits creusé à l’époque romaine. © UFRAL.